Françoise Niel Aubin, artiste.

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Les lesbiennes, écartées du débat, sur la PMA.

apifnielaubin Par Le 21/04/2021 à 18:00

Dans REUSSIR...

Certains homme, sur le fil du debat, s'insurgent, en petendant, que ce serait là, une forme de victimisation, qui serait deplacée.

 la verité, reside dans le fait, que de façon non dite, beaucoup l'ont au travers du gosier, que  des femmes, puissent pretendre, concevoir un enfant, sans qu'on  ait recours, à un acte sexuel...

 "Et les autres, alors.., les hétéros" ?

  Ha, mais les hétéros, c'est pas pareil, parce qu'elles, elles ne rejettent pas "le mâle" simplement, pour des raisons inconnues, ça ne fonctionne pas, alors en somme, "on leur pardonne"...   là, dans leur esprit, il n'y aurait rien d'immmoral....

  Mais au fait, dites donc, pas de bol justement, sur mes trois filles, j'en ai une, qui est lesbienne, oui, j'ai cette chance, ne me remerciez pas.

 "Mais enfin, merde, entre ne pas parvenir à faire un enfant, dans un couple, "normal" (hi hi hi),  passe encore, mais si en plus de nous rejetter, elles poussent le bouchon jusqu'à vouloir, être mère, encore en plus, alors, là, "ma bonne dame",  c'est carrement la goutte d'eau, qui fait, deborder le masculinisme, moi, je vous le dis !

  Pour faire court, je précise, je viens de terminer un ouvrage sur la parentalité, je viens de l'envoyer à mon éditeur, et justement, j'ai bossé sur ce sujet aussi, dites donc, vous vous rendez compte, un peu, de la chance inouïe que vous avez...

 Bon, allez, je ne suis pas si vache, JE PARTAGE !

 pour commencer, le line, pour acheter mon livre, sur le masculinisme, histoire de vous mettre en jamabes, un peu.

https://editions-sydney-laurent.fr/livre/le-masculinisme/

 Ensuite, je vous fais un copié collé, du chapitre concerné.

 Vous allez voir, c'est incroyable, ce qui peut se passer dans la tete, d'une maman, de trois filles, dont l'une, est lesbienne !

 (Je vous livre, le chapitre concerné, j'en parle, à linterieur de ce chapitre).

 

Homme seul, en manque de paternité.

  Oui, j’imagine que les tenant de la famille traditionnelle, lèvent les yeux au ciel.

  Comme si un homme, qui n’est pas en couple, hétéro ou pas, serait en droit d’éprouver un manque de cet ordre.

 Et oui, que voulez-vous, aux yeux de certains, et certaines, SURTOUT, peut-être ?

La parentalité, ne serait qu’une affaire de femmes, c’est bien connu !

  Il n’est pas question, dans ce contexte, de défendre le droit d’avoir recours à la GPA, enfin, « pas encore », parce que c’est un sujet qui donne de telles dérives, aujourd’hui, que cette hypothèse, que je défends malgré tout, politiquement, si un jour elle est adoptée en France, devrait faire l’objet d’un encadrement, que pour tout dire, je crois, aucun pays encore, n’a adoptée de façon aussi encadrée, que moi je l’imaginerai envisagée politiquement !

  Non, pour l’instant, soucions nous de cet homme-là, qui la a le blues, à chaque fois qu’il croise un bébé,  qui, quoi qu’on en dise généralement, ne pousse pas la poussette canne tout seul, à moins qu’il ne soit motorisé, mais accompagne généralement, soit une maman, soit une nounou, au parc…

  Il bave littéralement, devant cette scène, parce que son rêve, c’est d’être père, je vous dis.

  Seulement voilà, une femme en mal d’enfant, on compatit, un homme en mal d’enfant, pour un peu, on le traiterait de pédophile.

  Non mais il ne peut pas faire comme tout le monde, et se trouver un ventre non, « comme tout le monde » ?

  Et oui, c’est que dans l’inconscient collectif, le manque d’enfant n’est accepté, toléré, et compris, voir, analysé, que s’il émane de la mère d‘abord….

  Un homme seul, lui, ben, non ? Il passe son tour, hein, il attend, de se trouver un autre ventre, je ne sais pas moi, mais la société, et bien elle s’en tape.

 Certains doutent, là, non ?

  Et bien expliquez-moi, alors, pourquoi une femme célibataire, a le droit d’adopter, alors qu’un homme célibataire, statistiquement, doit avoir beaucoup moins de chance d’être éligible à l’adoption ?

 Tout est fait, si je ne me trompe, pour signifier à l’homme, qu’il n’aurait droit d’être père, qu’avec le blanc saint, d’une femme à ses côtés.

 Je sais qu’il existe des hommes qui expriment le désir, soit de vouloir un jour porter un enfant, soit de le voir porté par une machine….

 Allons, allons, on se calme, on peut en rire, oui, mais est-ce vraiment une solution ?

 Cette posture, que je qualifierai de symptomatique, tendrait à évincer la femme, de tout processus de gestation.

 Mais je parle de symptôme, qui dit symptôme, dit maladie, je parlerai alors de mysoginie poussée à l’extrême, à ne pas confondre avec un masculinisme malsain, mais hélas, infiniment plus répandu, qui voudrait que la femme ne soit réduite précisément qu’à son rôle de reproduction, avec en option généralement, uniquement et strictement, le son rôle conventionnel au foyer.

 Cependant, le verbaliser de la part de certains hommes, doit être entendu dans ce que ça évoque dans la cadre de la parentalité justement, mais bien plus encore, dans ce que certains transfèrent dans leur relation au vivant, et dans le rôle qu’ils imaginent de la science, face au phénomène de reproduction…. C’est de bioéthique dont il est question, ne nous y trompons pas, puisque  « Science sans conscience, n’est que ruine de l’âme », selon Rabelais.

Alors, je sais, certains me diront, « mais enfin, les femmes revendiquent bien le fait de porter un enfant, sans jamais avoir eu recours à l’acte sexuel, alors que donc philosophiquement, l’homme face à elles, s’en trouve donc écarté »….

 Ce qui n’est que la stricte vérité.

 C’est simplement oublier qu’en aucune façon, ni les hommes ni les femmes, ne sont légitimes pour remettre en cause les processus biologiques qui déterminent qui porte l’enfant, et qui, ne le porte pas.

 Qu’une femme, quelle qu’elle soit, revendique de ne pas avoir de relation sexuelle avec un homme pour concevoir un enfant, ne présente à mes yeux aucun problème d’ordre philosophique en quoi que ce soit, des lors, que face à l’enfant, elle l’en informe comme tous parents devraient le faire, des lors qu’il ait été conçu, de façon que je qualifierai de « non conventionnelle ».

 C’est pour cette raison, qu’il y a quelques années, j’avais élaboré un projet politique qui sera exploité un jour, je l’espère, qui obligera tout parent, vis à vis de l’enfant qui verra le jour, à avoir ce que j’appelle, un « livret de  conception et (ou), de naissance non conventionnelle ».

 Si j’avais pris cette précaution, c’était pour anticiper le fait que tant de parents se retrouvaient déjà, avec des difficultés pour concevoir un enfant, et que je prenais conscience du fait que ces circonstances si particulières, et médicalisées de sa conception, devaient à mon avis ne pas lui être cachées, pour son équilibre psychologique dans son devenir.

 J’ai appris par la suite, il n’y a pas longtemps encore, que dans le cas de don d’ovule ou de don de gamètes, un fort pourcentage de parents choisissent de ne pas en informer l’enfant, ce que je trouve préjudiciable, pour l’enfant concerné.

 Mon idée alors, me semble plus valable et justifiée que jamais.

 Pour ce qui concerne les femmes qui refusent l’acte sexuel, pour concevoir un enfant, je rappelle que ce qui importe,  dans l’éducation d’un enfant, c’est d’avoir un ou plusieurs hommes dans son entourage proche, pour qu’il puisse s’y identifier, et en aucune façon, le fait qu’il n’y ait pas eu d’acte sexuel pour concevoir l’enfant, n’entre en ligne de compte, sur ce point en particulier.

 Pour dire plus clairement, il n’existe aucune raison particulière, qui justifierait que de refuser un acte sexuel pour concevoir un enfant, puisse être perçu, par lui comme signifiant que les hommes, seraient évincés ou exclus, de la démarche affective ou éducative, vis-à-vis de l’enfant à naitre.

 Je dirai même, c’est au contraire parfaitement cohérent.

 En effet, une femme lesbienne, ma fille par exemple, puisque j’ai cette chance, d’avoir une de mes filles qui est homosexuelle, souhaiterait avoir un enfant.

 Elle assume et revendique son orientation sexuelle.

  Il me semble cohérent qu’elle puisse expliquer à son enfant, ou que par la loi, elle soit contrainte de le mettre noir sur blanc, dans le livret de conception  et (ou), de naissance non conventionnelle.

Il est alors logique qu’elle ait refusé de concevoir un enfant par l’intermédiaire d’un acte sexuel, donc nécessairement hétérosexuel, pour cette seule et unique raison .

société psycho PMA